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arnwaldan33
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Voici un petit apperçu de queqlues uns de mes projets artistiques. Arnaud Charles Colin
Catégorie :
Blog Artiste
Date de création :
09.02.2007
Dernière mise à jour :
09.02.2007
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"La confrérie de l'étoile de Grâcle" Prologue.

Posté le 09.02.2007 par arnwaldan33
Tombé dans l’oubli, il ne restait plus rien de ce que les anciens avaient des siècles durant appelés les contrées chatoyantes d’Irombdil.
Un baron décida alors de s’y tailler un fief et en même temps de bouter les démons hors de l’ancien lieu saint de Karesch-schalît. Mais celui-ci était loin de se douter de ce qui l’attendrait là-bas. Il accosta alors sur les côtes de l’île des contrées luxuriantes d’Irombdil au Sud de Grâcle après un périple maritime de plusieurs mois.
Un de ses onze vassaux posa pied à terre en l’an 362 de l’ère seconde de la révélation du prophète Zayesh d’Oulpil.
« Enfin, nous y sommes ! S’écria-t-il en se tournant vers le navire.
Dix chevaliers se tenaient devant lui sur le pont du bateau, à une vingtaine de mètres vers le large. Leur chef, le jeune et futur baron de Falaise ôta son heaume tandis que les chevaliers crièrent, « Vive de Baron ! », pour exprimer leur joie.
Ils descendirent alors dans leurs barques puis ramèrent jusqu’à la côte.
Une fois sur la terre ferme trois matelots ouvrirent la cale du bateau et en firent sortir douze puissants destriers. Qui malgré leur poids parvirent à nager jusqu’à la côte pour rejoindre leur maîtres. Les matelots se chargeaient néanmoins de les y guider.
Puis ces derniers repartirent sur le bâtiment.
- Nous vous attendrons ! Cria un des nombreux matelots.
Le jeune baron sortit sa lame puis la rangea.
Les chevaliers l’observèrent attentivement avant de le suivre.
Les cavaliers finirent par arriver dans une clairière verdoyante où des traces de sangs couvraient l’herbe. On aurait dit que la mort rôdée mais personne du groupe ne voulait y croire car la beauté des paysages était trop grande.
Le groupe passa par des valons puis devant une ancienne ferme.
Il s’y arrêta pour y chercher des survivants. Il n’y avait personne.
Mais un chevalier tomba nez à nez avec un rack des plaines qu’il tua dans un mouvement purement défensif. Il avait eu peur. Ce n’était pourtant pas des racks qu’il fallait avoir peur.
Le groupe ressortit de la chaumière puis reprit la route.
Il arriva alors devant un amoncellement de pierres. Il s’agissait de l’ancien lieu saint de Karesch-schalît. Des ordres démoniaques y avaient élues résidences. On voyait déjà au loin les morts-vivants se rassembler. Les Scazt-ticats étaient affamés, leurs ventres grondés et leurs mâchoires claquaient déjà au vent.
La bataille pouvait commencer…
Le massacre dura toute la nuit et se déroula sous la malveillance de la lune rouge d’Asquitée.
Puis la lune verte d’Orhomäl apparut. Les étoiles disparurent.
Aucun vrai vainqueur ne s’était distingué pendant le terrifiant assaut.
Le maître néant avait veillé à ce que la situation en soit ainsi.
Tous avaient péris. Subsistaient les deux chefs. Ils se regardèrent un instant.
Le seigneur démoniaque s’approcha du jeune baron.
- Qui es-tu pour croire en ta victoire ? Demanda la monstrueuse silhouette.
Le baron rangea son épée.
Il rejoignit un de ses chevaliers agonisant. Ce malheureux avait reçu une flèche à travers la poitrine.
- Ma vie pour le baron, mon âme pour le Royaume, je suis fier d’avoir été l’un de vos Akamosthys… J’espère que vous nous élèverez un monument… Je meurs av…c… Mais le chevalier n’eut pas le temps de terminer sa phrase.
- Avec l’honneur d’un Akamosthys ! N’ais crainte fidèle, les quatre seront t’entendre.
Et je vous élèverai le plus somptueux de tous les palais… Votre loyauté est exemplaire… »
Puis le baron leva ses yeux vers le ciel, espérant un geste. Il ne se produisit rien.
Le démon qui se tenait en face de lui se retira dans la forêt pour rejoindre le maître néant.
Le baron le poursuivit alors pendant toute la nuit à travers une forêt inamicale, peuplée d’êtres démoniaques.
Et même les démons tremblaient quand on leur racontait l’histoire du maître néant et de son œuvre.
Tous pensaient que cette force élémentaire, neutre et sans limite était un artifice divin.
Mais ce ne fut aucunement le cas. L’artifice était peu être neutre, mais ce n’était pas la volonté des quatre divins de Grâcle ni celle des rois, ni celle des empereurs.
Quelque chose ou peut-être quelqu’un d’autre était intervenu des siècles auparavant.
Et il avait jeté les bases de l’équilibre.
Nous les avions détruites par le paradoxisme de nos comportements divinatoires.
Par la folie de nos gestes et l’ardeur d’une conscience revancharde.
Et par la lame d’un seigneur maintenant déchu qui erre comme un aveugle embarqué dans un océan de discorde lui soufflant une direction à prendre, comme un ordre.
Aujourd’hui le sol tremble sous nos pieds et le sang coule à flot.
Rien ne peut plus empêcher cette vague de haine de meurtrir à nouveau notre monde.
Rien ne peut plus retenir les armes ni la volonté de destruction.
Rien ne peut plus bloquer cet élan de sauvagerie.
Car rien ne peut plus empêcher notre monde de tourner comme il aurait toujours dû tourner.
Ne croyez pas ceux qui vous diront que l’équilibre est rompus car rien n’est aussi faux.
La haine et l’amour ont toujours été, ils sont les éléments essentiels du monde, sans eux il serait altéré et la boucle ne pourrait être bouclée, en définitive.
Aujourd’hui est l’aube de la décadence céleste et les divins tremblent tous devant un être étranger à leurs songes. Il n’a pas été maître de Grâcle mais de l’univers. Cet être ne fut que de passage sur ce monde. Il n’a jamais haï qui que se soit, il voulait juste fixer des limites et croire que les Chefs Dieux pouvaient les respecter…



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